Ce mois-ci, nous diffusons le documentaire sonore « Mon peuple les femmes » de Sara, camarade féministe algérienne. Si Sara documente l’histoire des luttes anti-patriarcales en Algérie après le féminicide d’Amira Merabete à Constantine, elle questionne aussi sa propre trajectoire de militante féministe. Comment et pourquoi devient-on féministe ? Et, comment cela impacte nos vies? Elle signe un vrai manifeste pour la non-mixité et l’empowerment des femmes par et pour elles-mêmes!
Le documentaire sera suivi d’une interview de Sara au micro de Narimane.
Pour clôturer l’émission, vous pourrez entendre la chronique «J’ai des corps à vous dire», cette fois, il est question de bouffe…
L’émission est à écouter ici et à télécharger là ( cliquez et « enregistrez la cible du lien sous »):
Septembre 2019 – Lutte du collectif du Palais de la Femme
Dans notre émission du mois de septembre, nous avons souhaité mettre en lumière la lutte du collectif du Palais de la Femme. Situé rue de Charonne, dans le 11ème arrondissement de Paris, le Palais de la Femme, a été créé à l’origine comme résidence sociale destinée aux femmes précaires pour des périodes de courtes durées devant déboucher, avec l’aide de l’Armée du Salut, à un logement permanent.
Mais malgré des subventions publiques conséquentes versées afin d’assurer le suivi social ainsi que des conditions de vie décentes et dignes, l’Armée du Salut ne remplit pas ses obligations. Conditions d’hébergement indécentes, suivi des dossiers de relogement insuffisant voire inexistant pour certaines femmes, maltraitance institutionnelle, les femmes résidentes du « Palais de l’infâme » se sont constituées en collectif depuis déjà 3 ans et luttent pour de meilleures conditions d’accueil et pour obtenir des relogements vers un logement social autonome et stable.
Sur le plateau, nous avons invité Cherifa et Khodou, résidentes au sein du Palais, qui nous parlent de leur lutte et de leur conditions de vie au sein de cette résidence, ainsi que Magda, membre du comité de soutien. Depuis plusieurs mois, les résidentes sont soutenues par un comité de soutien composé notamment, d’associations féministes, LGBTQI+, d’associations de droit au logement et de syndicats, solidaires de leur lutte. Elles manifestent tous les samedis à 12h devant le Palais de la Femme, au 94 rue de Charonne 75011 Paris.
Dans notre émission du mois d’avril, nous essayons, en une heure, de faire un petit tour de la question de la prise de risque. Prise de risque comme enjeux de santé publique, prises de risques en tant que meufs surtout. Comment nous construisons-nous en tant que meufs face à la longue liste des dangers qui nous attendent? Dans quelles circonstances prenons-nous des risques? Quels territoires investissons nous? Qu’avons nous à y gagner ou à y perdre? Nous profiterons de la chronique de « J’ai des corps à vous dire » pour évoquer les risques que certaines prennent avec leur corps puis Guillemette nous lira une lettre à ses copines. Dans un dernier temps, malheureusement trop court, nous aborderons l’injonction à prendre des risques dans notre société néolibéraliste et évoquerons les stratégies prises par le mouvement Queer anarchiste du MidWest Bash Back pour se réapproprier collectivement la prise de risque et la violence.
Bonne écoute !
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Textes, extraits sonores et musiques :
«Le grand jeu», livre de Céline Minard, éditions Rivages Poche, 2016
«Traverser les forêts», documentaire sonore de Judith Bordas et Anabelle Brouard, coproduction RTBF et France Culture
«La grenade», musique de Clara Luciani
«Vivez à vos risques et périls mais vivez dociles et prévisibles», article d’un entretien avec Valérie Marange, paru dans Jeff Klak en mars 2018
«Au lieu de trouver une théorie retrouvons-nous», extrait du livre « Vers la plus queer des insurrections », éditions Libertalia, 2011
Pour l’émission de mars, on a voulu faire suite à celle de février sur la transmission entre grand-mère et petite fille, en diffusant le magnifique documentaire de Narimane sur sa grand-mère, leur relation et leurs recherches généalogiques entre L’Algérie, la France et la Belgique.
On a tenté de faire résonner leurs voix avec des lectures de textes de Leïla Sebbar (Lettres parisiennes) sur l’exil et l’idée de fiction comme « pont entre deux rives » ou de Didier Eribon (Retour à Reims) sur l’exil social et l’idée de transfuge de classe.
Pour clôturer l’émission, vous pourrez entendre la 3e (et tant attendue) chronique « J’ai des corps à vous dire », cette fois-ci il était question de faire corps avec un objet…
Belle écoute!!
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Dans cette émission, nous abordons la question de la transmission entre grand-mère et petite-fille. Qu’avons nous reçu de nos grands-mères ? Que désirons nous transmettre à nos petites-filles ? Quels rapports particuliers entretenons nous ensemble, en quoi diffèrent t’ils des rapports mère/fille ? Nous évoquons aussi la question du statut social que cela procure d’être ou non grand-mère.
A notre discussion viendra s’ajouter des lectures d’extrait de livre (Une femme d’Annie Ernaux) et des enregistrements de grands-mères des unes et des autres.
Tout ceci en compagnie de notre invitée, Christiane, récemment grand-mère.
L’émission se clôture par la nouvelle chronique de « J’ai des corps à vous dire ».
Bonne écoute!
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Pour bien commencer l’année, on revient à la base, à ce qui nous constitue, qui fait partie de nous, à nos corps.
C’est l’occasion pour nous de vous présenter notre nouvelle chronique sur Langues de Fronde, “J’ai des corps à vous dire”, une correspondance sonore à plusieurs voix, entre meufs, pour vous parler de notre rapport au corps, à nos corps et à ceux des autres.
On écoute ensuite des femmes de la Maison de Quartier d’Ivry qui sont entrain de créer un livret sur le corps des femme sans tabou. Elles nous parlent notamment de leur sexualité, leur maternité, leur grossesse et leurs expériences pas toujours très chouettes, ou au contraire mais plus rarement, avec les professionnel.le.s de santé.
Enfin, Olga nous partage sa chronique sur “notre multitude transespèces de corps”, remplis de relations symbiotiques, de bactéries anarchistes et de collectif queer !
Après notre émission de novembre autour de l’écriture, on s’est dit … et si on lisait maintenant !
Pour la dernière émission de l’année 2018, on vous a donc concocté un patchwork de lectures qui nous ont (plus que) plu et qui, on l’espère, vous plairont…
Pour enregistrer l’émission cliquez droit sur le lien LDFdec2018 et enregistrez la cible du lien sous…
Nous avons lu des extraits des livres suivants au cours de l’émission :
Les 100 nuits de Héro de Isabel Greenberg, Éditions Casterman 2017.
Dans la forêt de Jean Hegland, Éditions Gallmeister 2018.
Ama zone – Tome 1 de Claudine Lebègue, Éditions La Passe du vent 2016.
Algorithme éponyme de Babouillec, Éditions Rivages Poche 2018.
Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires) de Lizzie Crowdagger, Éditions Dans nos histoires 2014.
Le sel de la vie de Françoise Héritier, Editions Odile Jacob 2017.
Musiques:
U liside Laboratorium Pieśni
Paix de Catherine Ribeiro
La Chance de Claudine Lebègue
Jungle de Tash Sultana
Candy Land de Coco Rosie
True Trans Soul Rebel de Laura Jane Grace (avec Miley Cirus)
Dans cette émission autour de l’écriture, nous tenterons de voir quels sont les enjeux et les moyens de la réappropriation de l’écriture par les féministes, queers, trans, meufs. Écrire pour soi tout d’abord mais aussi écrire pour être lue, car nous avons, en tant que lectrices, cruellement besoin de lire des histoires qui nous incluent. Alexia et Marianne de l’atelier d’écriture Langue de Lutte sont nos invitées de cette émission.Bonne écoute !
et pour enregistrer l’émission, cliquer droit sur : LDFNOV2018 puis enregistrer la cible du lien sous.
Ce mois-ci, on vous propose une émission 100% live, avec une multitude de voix dans le studio autour d’une émission consacrée à la voix justement.
La voix, ce lieu de fantasmes, d’imaginaires, ce lieu aussi de stéréotypes de genre et de race, de classe, d’âge, mais aussi d’aliénation, de stigmatisation. Trop aiguë, trop grave, les voix des meufs, c’est comme les jupes, ça ne va jamais. Au travail, dans la rue, avec nos potes, elles sont souvent l’objet de railleries ou tout simplement jugées illégitimes. Alors trouver sa voix, et en faire un lieu d’émancipation féministe n’est pas chose aisée, mais loin d’être impossible, on vous en cause ce soir…
Pour écouter l’émission directement sur le blog, c’est juste là :
Langues de Fronde fait sa rentrée les pieds dans l’eau dans le studio. On vous propose une émission sur les meufs et la mer.
On vous cause des conditions de travail des Penn Sardines ouvrières des conserveries de Douarnenez et du statut des femmes de marins.
On s’inspire de quelques meufs pirates qui ont sillonnées les mers du XIV au XIX siècle.
On dérive ensuite sur les sexualités des poissons et autres créatures marines non binaires. Le tout accompagné d’extraits d’un green porno d’Isabella Rossellini.
On embarque avec le Bord’elles – collectif non mixte de navigation qui auto-gère un voilier à Marseille. Extrait du docu Les écumeuses réalisé par Fréquences Furies Furieuses et Dégenré.es.
On ose plonger dans nos souvenirs pour vous livrer quelques récits de sensations agréables ou non liées aux éléments marins.
On vous chatouillera enfin les orteils du bout des tentacules après vous avoir dégoté des albums jeunesses poético-érotiques aquatiques.
Et on terminera par la lecture d’une nouvelle SF de bord de mer, queer écolo, lue et écrite par Olga.
Bonne écoute à vous
Musiques:
Penn Sardin – Madame Claude Michel The Pirate’s Gospel – Alela Diane Mar(Lo que Siento) – Bomba Estereo Waves – Camille